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Affaire Covassi: Quand la Suisse couvre ses services secrets par des mensonges d’Etat

La Délégation des Commissions de gestion a présenté un rapport qui se voudrait être sans réplique. Représentante de l’Ordre établi, elle aimerait nous amener, par une soumission totale à sa dialectique confusionniste, à mettre un terme définitif et incontestable à cette affaire.

La version de la Délégation, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives qui se contredisent mutuellement, et que, dans la précipitation, tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’est pas un seul instant crédible. Son intention n’est d’ailleurs pas d’être crue, mais de couvrir avec la plus grande force possible la réalité des faits. Puisque la majorité a l’habitude de se coucher devant sa version, l’Ordre établi pense qu’il a le droit de se contredire lui-même, et de manipuler la vérité.

Le concept de désinformation est toujours hautement employé par un pouvoir, ou corollairement par des gens qui détiennent un fragment d’autorité, pour maintenir ce qui est établi. Contrairement au pur mensonge, la désinformation doit fatalement contenir une certaine part de faits réels afin que l’ensemble de sa version fasse illusion de vérité.

L’enquête menée par la DélCdG n’a été qu’une entreprise de désinformation visant à sauver la face du Service d’analyse et de prévention (SAP), et nous allons, point par point, en faire la démonstration.

1. Premier exemple de contradiction évidente
L’enquête de la Délégation des Commissions de gestion (ci-après DélCdG) se base :

1. Sur les documents que les différents services sécuritaires ont été contraints de lui fournir.

2. Sur les témoignages des fonctionnaires appartenant à ces services lors de leur audition devant la DélCdG.

Les premiers contredisent à chaque fois les seconds. Il faut comprendre que les documents fournis par le SAP ont été rédigés alors que Claude Covassi était en opération, soit entre décembre 2003 et février 2006 ; et que les témoignages des fonctionnaires avec lesquels il collaborait ont été collectés par la DélCdG après qu’elle ait commencé ses travaux, soit à partir du 13 mars 2006.

Prenons un exemple à partir de documents fournis par le SAP figurant dans le rapport de la DélCdG :

«La source est bien placée. Elle recueille des informations importantes et vérifiables.» (page 23)

Lors des auditions devant la DélCdG, c’est un tout autre portrait qui est brossé de Claude Covassi :

«Les informations communiquées par Claude Covassi s’avèrent irrégulières dans leur rythme et peu fiables dans leur contenu ; sur le plan du renseignement, elles furent jugées plutôt maigres.» (page 45)

Des contradictions de ce genre, il y en a à chaque page du rapport que présente la DélCdG, et nous allons maintenant poursuivre en les classant par genre .

2. Claude Covassi s’est-il converti à l’Islam sur ordre du SAP ?
Les auditions du SAP par la DélCdG indiquent que ce service n’aurait pas pu demander à Claude Covassi de se convertir à l’Islam (p.18). Cette version, revue et corrigée pour l’enquête parlementaire, est contredite par une note de l’inspecteur François datée du 24 mars 2004 :

«Nous lui avons assigné des objectifs précis. Il s’agit, dans un premier temps, et comme objectif essentiel, de se laisser convertir et embrigader par les musulmans qu’il fréquente, en particulier par des intellectuels comme Hani Ramadan» (page 18).

Claude Covassi s’est converti au Centre islamique le 30 avril 2004, soit un peu plus d’un mois après qu’on lui ait assigné comme objectif précis et essentiel de se «laisser convertir».

3. Claude Covassi s’est-il rendu en Syrie à la demande du SAP ?

Lors de leur audition devant la DélCdG, le commissaire Antoine et l’inspecteur François ont indiqué que le SAP n’avait pas donné pour mission à Claude Covassi de se rendre en Syrie. Selon eux, le déplacement en Syrie était d’ordre privé.

Le rapport du Conseiller d’Etat Laurent Moutinot, Chef du Département de justice et police du canton de Genève, vient pourtant contredire cette version des faits :

«Deux ou trois réunions, à des dates non précisées, ont eu lieu à Genève entre le commissaire Antoine, l’inspecteur François et Claude Covassi avant le départ de ce dernier pour la Syrie. Lors de ces rencontres, il aurait été question de déterminer les sites que l’informateur pourrait visiter.» (page 43)

L’inspecteur François confirme d’ailleurs le rapport du Conseiller d’Etat genevois :

«Plusieurs réunions ont lieu à Genève entre le commissaire Antoine, l’inspecteur François et Claude Covassi avant le départ de ce dernier pour la Syrie. Lors de ces rencontres, il aurait été question de déterminer les sites que l’informateur pourrait visiter.» (page 21)

Le SAP voudrait-il nous faire croire que c’est pour un «déplacement privé» qu’il aurait fourni à Claude Covassi «un rapport de service de renseignement étranger» (p. 47), à savoir celui des services secrets libanais qui relatait les préparatifs au djihad de J. et Y. depuis Genève ?

«J. et Y. prennent un vol Genève-Budapest-Istanbul, avec l’intention de continuer sur Damas par la route. Le même soir, Claude Covassi s’envole pour Damas.» (page 21)

«À son retour de Syrie, Claude Covassi a été questionné longuement par le commissaire Antoine et l’inspecteur François» (p. 44).

Pour ce débriefing, Claude Covassi a consigné deux rapports à l’attention du SAP, dont l’un évoque «la problématique des filières irakiennes» (p. 44). Ce qui est encore confirmé en page 51 : «le SAP a chargé Claude Covassi de rédiger un rapport sur son voyage en Syrie.»

Quoiqu’en dise le commissaire Antoine, et malgré ses «pertes de mémoires» (page 21) bien opportunes, tout démontre que le déplacement de Claude Covassi en Syrie était une mission approuvée par le SAP.

4. L’opération qui visait le Centre islamique était-elle une opération d’infiltration ?
Claude Covassi a collaboré en qualité d’agent provocateur avec la Brigade des stupéfiants de la Police genevoise jusqu’en décembre 2003. Il s’est fait approcher par le SAP au début 2004, quelques semaines après le succès d’une opération de la police genevoise qui visait à piéger les gendarmes Knecht et Larpin, dont la hiérarchie voulait se débarrasser.

Claude Covassi n’avait, à cette époque, jamais mis les pieds dans une mosquée, ne côtoyait pas de musulmans ni n’avait jamais rencontré aucun membre de la famille Ramadan. Comment donc imaginer qu’il puisse devenir l’informateur d’un millieu dont il ne connaissait rien.

La notion d’informateur est floue, et le droit fédéral ne la définit pas. Par contre, la pratique démontre qu’un informateur est une personne qui, de son propre chef ou parce qu’elle a été approchée par des services sécuritaires, donne des informations sur un milieu avec lequel elle est déjà familiarisée. Pour ce qui concerne les mosquées et Centres islamique en Suisse, il s’agit généralement de délinquants d’origine maghrébine en situation irrégulière sur lesquels la police exerce un chantage afin d’obtenir des informations. Un informateur n’est pas quelqu’un qu’on envoie en mission en Syrie et en «Afrique».

On comprend bien qu’il est peu plausible de « fabriquer » un informateur à partir d’un individu qui devrait apprendre la culture, la langue et les réseaux du milieu sur lequel il devra investiguer, car cela risquerait de prendre plusieurs d’années avant d’être rentable en termes de renseignements.

Claude Covassi a été recruté par le SAP sur ses qualités «d’agent provocateur». Entre janvier et avril 2004, plusieurs séances préparatoires avec l’inspecteur François et le commissaire Antoine lui permettent, en fonction de leurs indications et de ses compétences, de mettre au point une stratégie d’approche du Centre Islamique ainsi que la construction d’une «légende» (biographie expliquant son intérêt soudain pour l’Islam). Pour cela, l’inspecteur Antoine lui a fourni un certain nombre «d’informations officielles classifiées» (page 47), notamment le profil psychologique de Hani Ramadan, qui était la cible principale de l’opération. Ce que confirme une note du 24 mars 2004 rédigée par l’inspecteur François : «Nous lui avons assigné des objectifs précis. Il s’agit dans un premier temps, et comme objectif essentiel, de se laisser convertir et embrigader par les musulmans qu’il fréquente, en particulier par des intellectuels tels que Hani Ramadan» (p. 18)

Ce que confirme le commissaire Antoine dans un rapport daté du 7 juin 2004 : Il est «primordial de saisir cette opportunité unique de pouvoir approcher et contrôler d’une certaine manière l’un des responsables les plus influents dans le domaine du fondamentalisme islamique en Suisse, petit-fils du fondateur du mouvement islamiste radical des Frères musulmans» (p. 19).

Tout, dans le mode opératoire de la préparation de cette opération, révèle qu’il s’agissait bel et bien d’une mission d’infiltration dont le but était de contrôler Hani Ramadan.

Les preuves enregistrées existent-elles ?
Claude Covassi était en possession d’un «dispositif technique permettant des échanges sécurisés d’informations » (page 24). Il s’agit en fait d’un logiciel informatique permettant de crypter des documents texte, audio et vidéo, dans une photographie. Cela permet, en outre, de dissimuler en permanence toutes les informations confidentielles stockées dans un ordinateur portable, de sorte qu’aucune de ces informations ne puisse être perdue au cas où l’ordinateur portable viendrait à être dérobé ou égaré.

Pour sa première audition en décembre 2006, la DéldCdG avait exigé de Claude Covassi une procédure très stricte. Il était question de déposer l’intégralité des preuves qu’il détenait pour que, dans un premier temps, elles soient analysées. Les questions des parlementaires à Claude Covassi devaient intervenir après qu’ils aient pris connaissance des preuves.

Pourtant, le 12 décembre 2006, les choses se passent différemment, à la grande stupéfaction de Claude Covassi et de son avocat, Me Razi Abderrahim, comme le relate le procès-verbal produit par la DélCdG :

«Me Abderrahim : La DélCdG pourrait-elle prendre connaissance des documents fournis par Monsieur Covassi pour pouvoir lui poser des questions complémentaires ? Ces documents sont importants.»

«Hofmann : Nous ne pouvons pas consulter ces documents maintenant. Nous les consulterons le plus rapidement possible et nous ferons savoir très vite si nous avons d’autres questions en rapport avec eux.» (page 5)

Lorsqu’il se trouvait en Egypte, en juin 2005, Claude Covassi a fait parvenir un certain nombre de documents cryptés à M. Philippe Schwab, secrétaire des Commissions de Gestion. Ce dernier, le jour de la première audition de Claude Covassi devant la DélCdG, a confirmé qu’il était en possession d’un logiciel de cryptage similaire et qu’il avait été en mesure de transcrire les documents reçus de Claude Covassi.

Lors de la deuxième audition de Claude Covassi, le 16 janvier 2007, la DélCdG indique qu’il ne lui a pas été possible de décrypter les documents remis par Claude Covassi. Un ordinateur portable et un logiciel sont mis à disposition de Claude Covassi. Très vite, ce dernier indique qu’il s’agit d’une version antérieure du logiciel de cryptage qu’on lui avait remis, comme le relate le procès-verbal produit par la DélCdG :

«On a ici une configuration du logiciel qui permet simplement de cacher du texte à l’intérieur d’une photo […] Cette évolution du logiciel ne permet pas de cacher un document sonore.» (page 4.)

Maître Razi Abderrahim, excédé, proteste alors :

«Je suis quand même surpris quand même que l’on ne puisse pas faire venir quelqu’un qui soit capable de décrypter ces documents. J’ai cru comprendre qu’on avait un spécialiste ici dans la salle. Le SRS doit avoir à disposition le logiciel en question. Donc, il me semble que c’est une chose qu’il faudrait faire.» (page 9)

Hans Hofmann, le Président de la DélCdG, lui répond :

«C’est ce que nous allons faire. Nous allons nous adresser au SRS pour qu’il nous décrypte cela.» (page 9)

Malgré cet engagement, ce n’est pas au SRS que la DélCdG communiquera les documents cryptés présentés par Claude Covassi, mais à l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne).

Dans ses conclusions, la DélCdG indique que les spécialistes de l’EPFL n’ont trouvé «aucune trace d’un quelconque enregistrement» (page 50). Le rapport de l’école polytechnique précise cependant un autre résultat : «Nous ne pouvons pas exclure la présence d’un message qui serait distribué dans plusieurs régions de l’image et qui pourrait ainsi échapper à notre test statistique.» (page 64)

Conclusions
La DélCdG, dans son rapport, voudrait faire croire que Claude Covassi, seul, aurait manipulé quatre services sécuritaires et l’ensemble des médias, suisses et étrangers, qui ont écrit des articles sur cette affaire. La DélCdG demeure pourtant incapable d’indiquer l’ombre d’un mobile qui aurait poussé Claude Covassi à agir de la sorte. Si cette version était exacte, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de sa logique, demander la condamnation du prétendu manipulateur ?

Nous venons de passer en revue les principaux points contestables du rapport présenté par la DélCdG. Il en retourne :

1. Que la conversion à l’Islam de Claude Covassi était bien un objectif de l’opération du SAP

2. Que le déplacement de Claude Covassi en Syrie était une mission commanditée par le SAP

3. Que l’opération qui visait le Centre islamique était bien une opération d’infiltration, dont l’objectif prioritaire était de contrôler Hani Ramadan.

4. Que la DélCdG n’a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour tenter de décrypter les preuves fournies par Claude Covassi

La DélCdG voudrait, par la publication de son rapport, mettre un terme définitif à toute cette affaire et blanchir les services secrets des accusations de Claude Covassi.

Entre-temps, il est fort probable que le SAP fasse l’objet d’une inculpation par le Ministère Public de la Confédération, suite à la plainte déposée par Hani Ramadan. Nul doute qu’il sera moins aisé pour le SAP de livrer des mensonges sous le couvert du secret et de l’anonymat, comme cela a été le cas avec la DélCdG.

Également, Claude Covassi, par l’intermédiaire de son conseil, Maître Razi Abderrahim, a pris toutes les dispositions nécessaires afin de saisir les autorités pénales d’une plainte pour diffamation suite aux nombreuses contrevérités contenue dans le rapport de la DélCdG, ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui.

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Dossier affaire Covassi:
Communiqué ATS/SDA : Claude Covassi, la «taupe du Centre Islamique» n’ira pas en prison
La mondialisation de l’idéologie islamophobe
Affaire Covassi – pourquoi les Services Secrets voulaient pieger Hani Ramadan
Pour quelle raison, selon vous, les services secrets voulaient-ils piéger Hani Ramadan?
Concerne: Claude COVASSI / Son retour en Suisse
Claude Covassi: Menes
Communiqué ATS/SDA: ULTIMATUM
Claude COVASSI / Son audition par la Délégation des Commissions de Gestion
Covassi: lettre à la Delegation des Commissions de Gestion
Covassi: Communiqué à l’ATS/SDA
Lettre à Monsieur Hofmann et La Délégation des Commissions de gestion
Claude Covassi: Communiqué à l’ATS/SDA
Affäre Covassi: Wer trägt die Verantwortung?
Communique a l’ATS-SDA
Streng öffentlich: Ex-Spion droht Geheimdienst bloßzustellen
Schweiz: Covassi – der Spion, der in die Kälte kam …
Vereitelte Schweizer Geheimdienst Terroranschlag auf El-Al?

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Communiqué ATS/SDA : Claude Covassi, la « taupe du Centre Islamique » n’ira pas en prison

Claude Covassi – Le 17 mars 2006, j’avais été condamné à huit mois d’emprisonnement par le Tribunal de police de Genève.

En appel, la Cour de justice du canton de Genève m’avait, le 13 décembre 2006, acquitté des chefs d’accusations d’escroquerie et de faux dans les titres, mais elle s’était toutefois étrangement refusée de réduire la peine infligée en première instance.

Mon conseil, Maître Razi Abderraim, à donc saisi la Cour de cassation du Tribunal Fédéral, qui vient, par un arrêté daté du 4 mai 2007, d’admettre notre pourvoi en nullité, et de renvoyer la cause à la cours cantonale pour un nouveau jugement. La Cour de cassation précise : « lorsqu’une part importante de l’accusation est abandonnée, l’autorité ne peut maintenir la peine sans le justifier dans sa motivation [9.1] », que la Chambre pénale de justice du canton de Genève « n’a rien dit au sujet de la libération de ces chefs d’inculpations [9.2] » et qu’il « est donc impossible de savoir pour quels faits le recourant a été condamné et pour lesquels il a été libéré [9.2] ».

Il va donc devenir compliqué, pour le Service d’analyse et de prévention, de continuer à me présenter, par des intermédiaires douteux, comme une sorte de délinquant avéré, et d’essayer ainsi de décrédibiliser les accusations que je porte à leur encontre.

De même, la Délégation des Commissions de gestion, qui a déjà reporté trois fois son fameux rapport, tout en laissant filtrer les plus extravagantes rumeurs, et qui prévoit maintenant de le rendre public pour la fin du mois du juin, ne pourra pas tabler, comme elle l’escomptait sans doute, sur un emprisonnement qui m’aurait si judicieusement contraint au silence.

Il m’est difficile de cacher comme une satisfaction jubilatoire à constater que les basses manœuvres des uns, s’ajoutant à la pusillanimité des autres, ne résulte qu’à discréditer encore un peu plus l’ensemble de l’appareil des services secrets intérieurs et leur « organe de contrôle ».

Dossier de Claude Covassi
La mondialisation de l’idéologie islamophobe
Affaire Covassi – pourquoi les Services Secrets voulaient pieger Hani Ramadan
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Spionageflieger aus Russland vor Großbritannien

onlineredaktion – Das britische Militär hat offenbar vor einigen Tagen zwei russische Spionageflugzeuge entdeckt, die eine Marineübung bei Schottland beobachteten. Großbritannien schickte Medienberichten zufolge zwei Tornado-Jets los, die sich den russischen Maschinen näherten bis diese abdrehten.

Der Zwischenfall habe sich während einer Übung in der Nähe der Äußeren Hebriden zwischen dem 22. April und dem 3. Mai zugetragen, berichtet die „Times“.

Der Vorfall weckt in Großbritannien Erinnerungen an den Kalten Krieg. Britische Medien berichten, Spionageflüge dieser Art seien damals üblich gewesen, seit dem Zusammenbruch der Sowjetunion aber nicht mehr vorgekommen. Damals hätten sich die Sowjets regelmäßig dem britischen Luftraum genähert, um die Reaktionszeit Großbritanniens auszutesten.

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La mondialisation de l’idéologie islamophobe

Claude Covassi – C’est par une mode nouvelle, mais déjà largement usitée, qu’il est aujourd’hui possible d’adresser les pires injures aux musulmans. Il ne faut pas s’y tromper, des caricatures du Prophète aux propos de Benoît XVI, pour ne citer que l’essentiel, c’est une guerre des mots et des symboles qui est déclarée à chaque musulman pratiquant.

Sous prétexte d’un débat sur « les minarets de la discorde », l’émission Infrarouge diffusée par la Télévision Suisse Romande le 8 mai dernier a su innover encore dans le domaine du nauséabond en permettant à des politiciens séides d’exposer leur haine de l’Islam en direct.


« L’Islam n’est pas une religion, c’est une déclaration de guerre »
« En Suisse, c’est la politique de la haine qui est semée dans les mosquées »

Christian Waber, Conseiller national, UDF, Berne. Infrarouge, TSR, le 8 mai 2007

Bien sûr, l’intention réelle de la Sifa et des organisations politiques d’extrême-droite qui soutiennent cette initiative n’ont pas d’autre but que de retailler toute la pensée de notre société sur leur modèle fascisant, et de faire ainsi contribuer notre pays à la mondialisation de l’idéologie islamophobe.

L’idéologie est la base de la pensée d’une société, et les faits idéologiques ne sont jamais de simples chimères, mais la conscience déformée des réalités, et en tant que tels des facteurs exerçant en retour une réelle action déformante.


« L’Islam n’est tout simplement pas compatible avec un Etat de droit »
Maximilien Bernhard, Secrétaire romand UDF. Infrarouge, TSR, le 7 mai 2007

D’ailleurs, l’idéologie d’extrême-droite est l’idéologie par excellence, parce qu’elle expose et manifeste dans sa plénitude les préceptes de tout système de pensée autoritaire : la généralisation par l’amalgame, l’exaltation d’une identité nationale aussi idéalisée qu’imaginaire, la promotion du sentiment d’insécurité, la menace venue des étrangers, et surtout la négation de la réalité.

Les hommes politiques du genre Waber et Bernahrd ne sont pas des intellectuels. Bien au contraire, leur vocabulaire est pauvre (quand ils n’usent pas plus directementt de néologismes improvisés) et ils sont absolument incapables d’exprimer un seul argument cohérent. C’est le paradoxe de toute leur force, car ils sont sur ce point semblable à leur électorat ainsi prédisposé à adhérer, par effet d’identification, à leur discours xénophobe uniquement basé sur le mépris et la peur de « l’autre » dont ils font l’ennemi indispensable de leur politique. Un ennemi qui change de visage en fonction des intérêts, des modes et des époques. En 1940 il était juif. En 1970 il était communiste. Aujourd’hui il est musulman.

Affaire Covassi – pourquoi les Services Secrets voulaient pieger Hani Ramadan
Pour quelle raison, selon vous, les services secrets voulaient-ils piéger Hani Ramadan?
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Concerne: Claude COVASSI / Son retour en Suisse
Claude Covassi: Menes
Communiqué ATS/SDA: ULTIMATUM
Claude COVASSI / Son audition par la Délégation des Commissions de Gestion
Covassi: lettre à la Delegation des Commissions de Gestion
Covassi: Communiqué à l’ATS/SDA
Lettre à Monsieur Hofmann et La Délégation des Commissions de gestion
Claude Covassi: Communiqué à l’ATS/SDA
Affäre Covassi: Wer trägt die Verantwortung?
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Streng öffentlich: Ex-Spion droht Geheimdienst bloßzustellen
Schweiz: Covassi – der Spion, der in die Kälte kam …
Vereitelte Schweizer Geheimdienst Terroranschlag auf El-Al?

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Fighting Terror Selectively: Washington and Posada

Marjorie Cohn – Since the 9/11 attacks, the Bush administration has made the „war on terror“ the centerpiece of its domestic and foreign policy. Bush cries terror where there is none – as in Iraq and in the communications of ordinary Americans. Meanwhile, he protects the real terrorists in our midst.

Luis Posada Carriles is a Cuban-born terrorist who has accurately been called the Osama bin Laden of the Western hemisphere. He boasted of helping to detonate deadly bombs in Havana hotels 10 years ago. Declassified FBI and CIA documents at the National Security Archive reveal that Posada was the mastermind of a 1976 bombing of a civilian Cuban airplane that killed 73 people. He escaped from a Venezuelan prison where he was being tried for his role in the first in-air bombing of a commercial airliner. Posada then played a central role in the illegal Iran-Contra scandal. Read all @ Marjorie Cohn’s Weblog

Bombing of Cuban Jetliner
Kuba Flugzeugbomber und CIA Agent in Amerika unter Anklage wegen Meineid
Mit dem Flugzeugbomber, Oli North & Felix Rodriguez auf der Pista Coca

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Mysteriös & unheimlich: Wo ist unser Opium geblieben?

Stephan Fuchs – Etwas sehr Seltsames ereignet sich derzeit auf dem Opiummarkt: Obwohl soviel wie nie produziert wird, taucht nicht mehr Opium auf dem Markt auf. Wohin über 1’500 Tonnen verschwinden, ist ein Rätsel das demnächst für großen Ärger sorgen könnte.

Der Weltmarkt verbraucht in etwa 4’500 Tonnen Opium jährlich. Letztes Jahr produzierte alleine Afghanstan 6’100 Tonnen. Das heißt: Afghanistan produziert 30 Prozent mehr als weltweit zur Drogenherstellung gebraucht wird, und Afghanistan ist nicht der einzige Opiumlieferant. Der Heroinpreis sollte, so denkt man, im Keller sein, das ist er aber bei weitem nicht. Kurz nach dem Einmarsch der Amerikaner in Afghanistan, stieg der Kilopreis rapide an. Heroin wurde 10 mal teurer. Jetzt, nach sechsjähriger Besetzung des Landes und einer gewaltigen Produktionssteigerung, sollte das Heroin eigentlich wieder auf ein Rekordtief gefallen sein. In Erwartung einer noch grösseren Ernte für 2007, sollte das Opium und Heroin so billig zu haben sein wie nie zuvor.


Bunkern die Opiumbauern das Rohmaterial?

Zur Zeit ist das Kilo Opium an der Grenze Afghanistans je nach Kaufregion für 125 $ zu haben. Im Dezember war das Kilo 150 $, die Produktion verdoppelte sich seit 2005 aber. Um die Lagerbestände kleinzukriegen sollte das Kilo jetzt also viel billiger sein. Der Heroinpreis in Europa und Amerika ist aber stabil geblieben, was auch heißt, dass es nicht mehr Junkies gibt, wie auch die Statistik bestätigt. Der Stoff ist zwar ein wenig reiner, weshalb man auch in Bern schon mal Junkies sieht, die mit verstreuten Heroin Tüten am Boden liegen – ein Zeichen, dass der Stoff weniger gestreckt ist. Der Absatzmarkt in Europa und Amerika ist somit nicht größer geworden. Ist das nicht merkwürdig?

Gibt es in Afrika oder Asien einen neuen Absatzmarkt? Nein, denn ein neuer Markt, der mehr als 1’500 Tonnen reines Opium verschlingt, würde eine Welle an Herointoten in diesen Ländern auslösen. Das war nicht zu beobachten. Es gibt schlichtweg nicht mehr Heroinsüchtige als vorher.

Bunkern die Opiumbauern das Rohmaterial? Wohl kaum. Opium hat zwar, nicht wie Kokain, eine lange Lebensdauer und kann so gut als finanzielle Sicherheit gelagert werden. Aber weshalb sollten arme afghanische Bauern das Opium im Wert von einer Milliarde US-Dollar plötzlich, einem Kommando gleich, lagern und zurückhalten? Warum sollten lokale Kriegs-und Opiumfürsten auf dringend benötigte Gelder für Schutz und Waffen verzichten? Das Opium wird also verkauft und dafür wird, den Bauern zur Freude, von irgend jemandem überhöte Preise bezahlt. Warum sollten die Abnehmer den Bauern überhöhte Preise bezahlen?

Selbstverständlich lebt auch der Terrorismus vom Drogenhandel wie am Beispiel der UCK im Kosovokrieg detailliert gezeigt werden konnte: Über die Balkanroute sickerte das Heroin in metrischen Tonnen nach Westeuropa. Der Drogenhandel wurde seit 1990 dazu benutzt die bosnische Armee und die Kosovo Befreiungsarmee (UCK) zu finanzieren und auszurüsten. Jane Defense Weekly bestätigt in diesem Zusammenhang auch, dass Al-Qaida Gruppen damit gut verdienen. Opium zahlt für Schutz, für Waffen, für die Fußsoldaten und für Operationen. Bei aller physischer und psychologischer Gewalt terroristischer Gruppen, die Entscheidungsgewalt, ob Milliarden US Dollars auf Halteposition stehen können, liegt wohl nicht bei ihnen.

Dabei ist es Atem beraubend zu beobachten, dass der Markt absolut zentralistisch organisiert sein muss. Wenn es auf globaler Ebene gelingt, das Regime der Verteilung und der gesteuerten Preisstrategie duchzusetzen, dann muss eine mächtige Organisation dahinter stehen, von der wir noch einiges zu hören bekommen könnten. Aber ob das tatsächlich Al-Qaida ist? Kann sich Al-Qaida erlauben Milliarden von US Dollars zurückzuhalten? Wohl kaum.

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Geiselnahme „light“ am Golf: Nach CIA-Offensive Verhaftungswelle im Iran

Malte Olschewski – Ein Militärschlag der USA gegen Teheran ist durch die Eskalation im Irak unwahrscheinlich geworden, doch die Regierung Bush unterstützt und unternimmt subversive Aktionen gegen den Iran. Das hat zu einer Verhaftungsserie unter prominenten Persönlichkeiten geführt. Der Iran pokert mit „soft hostages“ (weichen Geiseln), um in erster Linie jene Diplomaten und Geheimnisträger freizubekommen, die am 11.1. von US-Kommandos in der Kurdenhauptstadt Arbil festgenommen worden waren.

Mehreren, im Iran geborenen Amerikanern wird durch eine „Geiselnahme light“ die Ausreise verweigert. Den USA geht es in diesem Geheimdienstkieg um Details der iranischen Atomrüstung, während sich der Iran hauptsächlich um Ersatzteile für seine Waffen aus der Zeit des Shahs bemüht.

Der frühere Chefverhandler in Atomfragen, Hussein Mousavian, ist nach zweiwöchiger Haft gegen Kaution auf freien Fuss gesetzt worden, doch soll er wegen Spionage angeklagt werden. In allen Fällen werden Einzelheiten und Hintergründe nicht bekannt gegeben. Im Fall Mousavian glauben Geheimdienst – Experten wie etwa James Risen in seinem Buch „State of War“, das Motiv zu kennen.


Es wäre nicht das erste Mal, dass die üppig wuchernden „Centers“ in den USA zu Spionagezwecken benutzt worden wären. Es ist auch das eine oder andere „Center“ nur mit dieser geheimen Agenda gegründet worden.

Die amerikanische CIA hätte vor Jahren Pläne zum Bau des Auslösemechanismus für Nuklearwaffen gefälscht und über einen russischen Wissenschafter dem Iran zugespielt. Die Pläne seien Mousavian von dem Russen während einer IAEA-Sitzung in Wien übergeben worden. Dieser habe allerdings auch die Änderung der Bauskizzen verraten. Mousavian, der als enger Vertrauter des Oppositionsführes Rafsandjani gilt, war mit Amtsantritt Ahmadinejads 2006 von einem Hardliner abgelöst worden. Dass er erst jetzt angeklagt wird, dürfte mit den Machtkämpfen in Teheran zusammenhängen.

Üppig wuchernde Centers zu Spionagezwecken
Die Leiterin der Nahostabteilung des Wilson-Centers, Haleh Esfandiari, sitzt schon seit 30.12.2006 in Teheran fest. Die seit 30 Jahren in den USA tätige Frau hatte ihre kranke Mutter besucht. Bei der Rückreise war sie auf der Fahrt zum Flughafen von Unbekannten überfallen worden, die ihr das ganze Gepäck und auch den Pass raubten. Die Behörden weigerten sich, einen neuen Pass auszustellen. Frau Esfandiari wurde immer wieder vom Geheimdienst verhört. Dabei liessen die Beamten durchblicken, dass das hochangesehene Wilson-Center Spionage gegen den Iran betreiben würde. Es wäre nicht das erste Mal, dass die üppig wuchernden „Centers“ in den USA zu Spionagezwecken benutzt worden wären. Es ist auch das eine oder andere „Center“ nur mit dieser geheimen Agenda gegründet worden.

Auch zwei anderen, im Ausland lebenden Personen wurde nach einem Besuch im Iran die Ausreise verweigert: Der in Kanada lehrende Philosophieprofessor Ramin Jahanbeglou ist ebenso der Spionage verdächtigt worden wie Parnaz Azima. Frau Azima ist eine Mitarbeiterin des Senders „Radio Farda“, der einst wie „Free Europe“ nach Osteuropa nun mit US-Geldern oppositionelle Programme in den Iran sendet. Am 16.4.2007 sind zwei schwedische Bauarbeiter vorzeitig freigelassen worden, nachdem sie im Vorjahr Militäranlagen fotografiert und zu einer längeren Haftstrafe verurteilt worden waren. Auch der französische Wissenschafter Stephane Dudoignon, der eine schiitische Prozession ablichten wollte, bekam erst nach Monaten seinen Pass ausgehändigt, mit dem er dann ausreisen konnte.

Nicht gefoltert, sondern übergelaufen
Am 12.4.2007 liess das Teheraner Aussenministerium den Diplomaten Djalal Scharafi in einem Rollstuhl auftreten. Das Mitglied der iranischen Botschaft in Bagdad gab an, von Amerikanern entführt und während seiner Gefangenschaft von 57 Tagen gefoltert worden zu sein. Des weiteren war am 6.2. 2007 der iranische Vizeverteidigungsminister Ali Reza Asgari aus einem Hotel in Istanbul verschwunden. Zuerst glaubt man an ein Kidnapping durch amerikanische oder israelische Agenten. Dann stellte sich heraus, dass der General und Mitbegründer der libanesischen „Hizbollah“ übergelaufen war. Seine Familie konnte kurz vor seinem Verschwinden den Iran verlassen. Anfang März war mit Amir Shirazi auch ein hoher Offizier der Revolutionsgarden im Irak zu den USA übergelaufen. Wegen mehrerer solcher Fälle soll Teheran sehr vorsichtig mit der Entsendung von Diplomaten und Militärs in das Nachbarland geworden sein. Die Iraner werden von US-Agenten kontaktiert und mit hohen Summen zum Seitenwechsel verführt.

Teheran ist bemüht, möglichst hochrangige Amerikaner in seine Gewalt zu bekommen, um dann einen Austausch einzuleiten. Doch setzten die USA in diesem Spionagekrieg Personen ohne Rang und genaue Biographie ein.

Der Fall Levinson
Vom pensionierten FBI-Beamten Robert Levinson, der von einem Flug zur iranischen Insel Kisch nicht mehr zurückgekehrt ist, weiss man nur, dass er als Jude zu Israel Kontakte unterhielt, Filmprojekte avisierte und gegen Zigaretten-fälschung eingesetzt war. Levinson war im Maryam-Hotel auf Kisch mit einem Überläufer der anderen Richtung zusammengetroffen. David Belfield hatte vor 27 Jahren in Maryland den führenden Exiliraner Ali Akbar Tabatabai ermordet. Dann war er in den Iran geflüchtet, wo er Moslem wurde und den Namen Daoud Salahuddin annahm. US-Dienste hatten schon mehrfach versucht, seiner habhaft zu werden. Nun hätte ihn Levinson offenbar mit Millionengeschäften in Film und Tabak aus dem Iran locken sollen. Für einen Besuch der Freihandelszone von Kisch brauchen Amerikaner kein Visum.

Levinson flog von Dubai nach Kisch, wo ein iranisches Kommando bereits wartete. Levinson wurde verhaftet und musste nun alles erzählen, was er wusste. Dass der Mann viel wusste und mit einer verborgenen Agenda unterwegs war, bewies auch die baldige Formation einer Unterschriftenpetition in den USA: „Free Bobby!“ Levinson soll vor wenigen Tagen für eine noch unbekannte Gegenleistung der USA den kurdischen Behörden im Nordirak übergeben und nach Washington ausgeflogen worden sein.

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Dick Marty verfügt über CIA-Agenten-Aussagen

onlineredaktion – Der Sonderermittler des Europarates in der CIA-Affäre, Dick Marty, hat Aussagen von CIA-Agenten, welche illegale Praktiken geisseln. Damit könnten die Vorwürfe erhärtet werden, dass auch europäische Staaten mit der CIA kollaboriert haben. Die Agenten hätten mit ihm gesprochen, weil sie die CIA-Praktiken verabscheuten. Diese Informationen erlaubten es nun, gewisse Länder aufzufordern, mit der Wahrheit herauszurücken. Die Schweiz befinde sich aber nicht unter ihnen, obschon das Land bei Überflügen von CIA-Maschinen beide Augen zugedrückt habe, so Marty.

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Dusty Abroad

Ken Silverstein – A CIA spokeswoman said Friday that a federal investigation of Kyle “Dusty” Foggo, the CIA’s former number-three official, had “absolutely nothing, zero” to do with Porter’s Goss’s recent announcement to retire. That’s a bit hard to swallow at this point, especially as her emphatic statement came as FBI agents were raiding Foggo’s home and office.

Foggo is a long-time associate of Brent Wilkes, the defense contractor who is accused of bribing disgraced former Representative Duke Cunningham and allegedly providing him with prostitutes as well. The San Diego Union-Tribune has previously reported that Wilkes and Foggo “were college roommates at San Diego State, best men at each other’s weddings, and each named a son after the other.” Foggo recently acknowledged that he attended Wilkes-sponsored poker parties at Washington-area hotels and sometimes hosted the parties at his home.


FBI agents raiding Foggo’s home and office

Even before the raid it was known that Foggo’s ties to Wilkes were being examined internally at the CIA and by federal law enforcement authorities. One question being asked is if Foggo steered contracts to Wilkes, whose companies have received tens of millions of dollars worth of government money in recent years.

I called and emailed Foggo’s lawyer, William G. Hundley, on Friday and Saturday, but was unable to reach him. He has previously denied any wrongdoing on Foggo’s part and said his client is “really more of a victim here.”

Foggo worked as a logistics expert for the CIA for several decades and has been based in Tegucigalpa, Honduras, as well as Vienna and Frankfurt. In addition to supporting CIA covert and overt operations abroad, Foggo often made arrangements for and escorted visiting congressional delegations. In the fall of 2004, Goss mysteriously “plucked him from obscurity,” in the words of the New York Times, and named Foggo to be the CIA’s executive director—the number-three position at the agency.

Over the past few days, I’ve spoken to six former CIA officials—all of whom spoke on condition of anonymity—who know Foggo or are well acquainted with his work at the agency. They provided a number of previously unreported revelations about Foggo’s career, particularly regarding his years in Honduras in the early 1980s, when the agency was using the country as a base both to support the Nicaraguan contras and for a variety of other covert programs in Central America.

During this period, Wilkes accompanied several congressional delegations to the region, “where they met with Foggo and contra leaders,” the Union-Tribune reported this weekend. “Three of Wilkes’ former friends say he told them he was involved in assignations between some of the legislators and prostitutes in Central America.” (Wilkes denied the allegations.)

My sources said that Foggo was a regular at the Maya Hotel’s casino in Tegucigalpa; in 1993, the Chicago Tribune described the hotel as having once been “the unofficial headquarters for those who came here to help—or watch—the U.S. try to purge neighboring Nicaragua and El Salvador of communist threats.”

Foggo, said my sources, was also a regular at a local bar named Gloria’s, which one source said was chiefly known for having “a brisk hooker trade.” While my sources had no direct knowledge of Foggo consorting with prostitutes, several said that simply being at a place like Gloria’s was deemed to be a serious security problem and that Foggo’s nocturnal habits were a source of great concern within the local CIA station.

Foggo, said one source, was “capable in the field but lacked a moral compass.” This source explained that working for the agency overseas “already puts you in a difficult position . . . [because] part of your job might involve violating the laws of the country you’re in. You don’t put a red light on your head by going to places where there’s gambling and hookers—it’s a stupid risk.”

“He was a logistics guy,” said one source about Foggo, “not a spy. Any time he was spending there was personal business, not for the CIA.”

Beyond drawing attention to himself, Foggo’s nightlife also raised concerns from a counterintelligence standpoint because of the risk that he could be entrapped by the Russians and their allies. “During the coldest days of the Cold War,” said another agency official, “hookers and casino employees were exactly the type of people we wanted on our payroll, and so did the KGB.”

“Gloria’s was a ticking bomb,” said the source cited above. “There were a lot of Cuban women there and you had to be mindful that you might be set up.” This person said that before he was sent to Tegucigalpa, his boss at the CIA gave him a “fire-breathing” lecture about staying far away from spots like Gloria’s. “He [told me], ‘If you get into trouble down there, you make sure you get killed because I’ll kill you otherwise.’” (It should be noted that, according to my sources, Foggo was not the only American intelligence officer who frequented the Tegucigalpa nightspots named above.)

Several of the former CIA officials had similar stories about Foggo’s days in Vienna and Frankfurt. (There’s a former CIA station chief in Vienna who I was told knows the full history of Foggo’s escapades in Europe. I called him at his current job in Texas and he declined to discuss the matter.) They were stunned when they heard that Goss had picked Foggo for the executive director position. “He should never have gotten the job,” said one. “With a guy like that, the past is always going to catch up with you.”

“This guy had a career’s worth of bad judgment,” said the source who was stationed in Honduras with Foggo. “He was in deep trouble when [George] Tenet headed the agency and was set to go when Tenet left [in mid-2004]. Then Goss and his Gosslings come in and he becomes the number-three. People were thunderstruck.”

This article was first published @ Harper’s Magazine

Harper’s Magazine and writes Washington Babylon for Harper’s online. A former reporter for the Los Angeles Times, Silverstein has covered such topics as intelligence collaboration between the CIA and controversial foreign governments in Sudan and Libya, political corruption in Washington, and links between American oil companies and repressive foreign governments. His 2004 series “The Politics of Petroleum,” co-written with T. Christian Miller, won an Overseas Press Club Award.

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Botschaftswechsel: „Syna“-Spion schnüffelt jetzt in Berlin

World Content News – Ein Diplomat der Schweizer US-Botschaft, der im letzten Sommer von Redakteuren des Boulevardmagazins „Blick“ als CIA-Agent enttarnt wurde, als er über einen Informanten die Gewerkschaft Syna ausspionieren wollte und deshalb in Bern sein Köfferchen packen musste, geht jetzt offenbar in Berlin seinen klandestinen Tätigkeiten nach.

Nachdem der angeheuerte Informant kalte Füße bekam und sich der Zeitung anvertraute, stellte diese kurzerhand seinen E-Mail Verkehr mit dem Botschaftssekretär ins Netz und veröffentlichte einen Auszug aus der Biografie des CIA-Agenten. Ein gerichtspolizeiliches Ermittlungsverfahren, das die Bundesanwaltschaft nach Erscheinen des Blick-Artikels einleitete, bestätigte die Spionage-Vorwürfe. So dermaßen bloßgestellt, musste Agent „Tom“, wie ihn die Zeitung sicherheitshalber betitelt, Ende 2006 die Schweiz verlassen. Zuvor war es zu lautstarken Protesten von Gewerkschaftsmitgliedern vor der US-Botschaft gekommen, der Fall wurde über die Grenzen der Schweiz hinaus bekannt.

Doch die findigen Redakteure sind ihm nun wieder auf die Spur gekommen. Ausgerechnet in Berlin hat er sich niedergelassen, wo er an der US-Botschaft anscheinend offiziell die gleiche Funktion als Zweiter Botschaftssekretär ausübt wie zuvor in Bern. Dies geht jedenfalls aus der neuen «Liste der diplomatischen Vertretungen in der Bundesrepublik Deutschland» hervor.

Die Schweiz hatte auf eine Anklage verzichtet, da die Chancen wegen seiner dipkomatischen Immunität zu gering seien, ihn dafür zur Rechenschaft ziehen zu können.

Spekulationen, dass der 36-jährige unter falschen Namen auch an der Entführung von Abu Omar beteiligt gewesen war, haben sich bisher noch nicht bestätigt. Es gibt jedoch Indizien dafür, dass der exzellente Marathonläufer (für Sportsfreunde: Vienna City Marathon 2002, Staffelauf, 281. Platz in der Klasse mixed) im Sommer 2002 die Ausspähung im Vorfeld für den später in Jordanien festgenommenen und gefolterten Omar Behari koordiniert haben könnte.

Er hielt sich nämlich zu dem Zeitpunkt in Wien auf, als nach Recherchen des österreichischen Magazins „Profil“ zwei der späteren Entführer von Abu“>Robert Seldon Lady, versteckt sich ebenfalls in der Schweiz, laut Medienberichten hielt er sich in Genf auf.

Na dann: erstmal willkommen Major Tom im Land der unbegrenzten Geheimdienstskandale. Falls der Boden unter den Füßen wieder einmal zu heiß werden sollte: Eine kleine „Fangemeinde“ wartet gespannt, wohin es denn als nächstes mit der Wiener Umzugsspedition gehen soll.

Dieser Artikel erschien erstmalig bei World Content News